Member Countries

Algeria

Population: 33,333,216
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 0.1%
People living with HIV/AIDS: 21,000


Situation Actuelle De L’epidemie:
L’Algerie est un pays caracterise par une epidemie de sida de type peu active a concentree, en raison d’une part, de la faible prevalence du VIH dans la population generale, qui a ete estimee a moins de 1% dans les differents sites de sero-surveillance sentinelle du VIH et de la syphilis et d’autre part, des taux de seroprevalence au VIH relativement eleves (superieurs a 5% pour certains sites), enregistres chez les professionnelles du sexe, groupe a risque tres eleve.

La surveillance epidemiologique a toujours constitue la pierre angulaire des differents programmes de lutte contre les IST/VIH/sida qui se sont succedes mettant en evidence, avec l’evolution de l’epidemie, que les groupes les plus vulnerables et les plus a risque doivent etre prioritaires, a l’instar des jeunes, des professionnels(les) du sexe, des usagers de drogues injectables, des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), des detenus, ainsi que les populations mobiles du fait d’une forte mobilite - migration en Algerie.

Les donnees epidemiologiques, sur la base du systeme de sero-surveillance sentinelle du VIH et d’enquetes specifiques, confirment les arguments en faveur d’une revision de la classification de l’epidemie en Algerie, qui passe d’une epidemie peu active a une epidemie concentree dans certaines wilayas (Departements) au cours de ces dernieres annees. Les prevalences elevees dans les groupes les plus a risque ont ete etablies d’une part grace aux enquetes de sero-surveillance sentinelle de 2000, 2004 et 2007 menees chez les professionnelles du sexe et les patients consultants pour IST et d’autre part, grace aux resultats de l’enquete sur l’usage des drogues injectables, realisee en 2004. Malgre de nombreux biais, lies notamment aux difficultes d’atteindre les effectifs preconises dans ces groupes d’etude, certaines tendances se dessinent.

La seropositivite au VIH dans le groupe des professionnelles du sexe n’est pas distribuee de maniere egale sur le territoire algerien. Elle varie de 1.7% a Oran a 9.1% a Tamanrasset en 2000. En 2007, elle varie de 2.4% a Sidi Bel Abbes a 12.9% a Frenda, dans la wilaya de Tiaret.

Dans l’enquete de 2007, les sites de Tiaret et Frenda presentent respectivement une prevalence de 10.7% et 12.9% et le site de Tamanrasset une seroprevalence de 7.0%. Ces prevalences sont toutes superieures a 5%, apportant des arguments en faveur de la revision de la classification de l’epidemie dans le pays, qui passe a une epidemie concentree. L’interaction entre le groupe des professionnelles du sexe et la population generale, notamment par l’intermediaire des populations passerelles (routiers, hommes en uniforme, etc.), joue probablement un role determinant dans la propagation de l’infection a VIH.

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Angola

Population: 12,263,596
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 2.1%
People living with HIV/AIDS: 190,000


Situação da epidemia do VIH em Angola:
A evolução da epidemia de SIDA em Angola tem características epidemiológicas diferentes em cada região. Os dados disponíveis demonstram uma maior prevalência entre mulheres, cuja transmissão ocorre predominante por meio das relações heterossexuais. Verifica-se um crescimento do número de novos casos nas províncias particularmente nas regiões fronteiriças e nas cidades com alta densidade populacional como Luanda. Essas tendências estão associadas a grande mobilidade populacional, pobreza e ao limitado acesso aos cuidados primários de saúde. Angola apresenta uma seroprevalência do VIH comparativamente mais baixa a observada nos restantes países da África Austral, prevalência que têm sido estimadas a partir de estudos periódicos dos sítios sentinela em gestantes no pré-natal. Baseado nos dados actualmente disponíveis dos estudos de vigilância sentinela realizados em mulheres grávidas atendidas em consulta pré-natal em hospitais públicos e ajustadas conforme a metodologia desenvolvida pela ONUSIDA/CDC- Atlanta (EPP e Spectrum), a situação da epidemia em Angola pode ser resumida no seguinte quadro.

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Benin

Population: 8,532,547
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 1.2%
People living with HIV/AIDS:64,000


Comite National de Lutte Contre le SIDA Rpport UNGASS Benin - 2005:

Le Bénin ne fait pas encore parti des pays les plus gravement touchés par le VIH/SIDA. Sur la population de 7,5 millions d’habitants en 2005, la prévalence du VIH/SIDA parmi les adultes de 15-49 ans est estimé à 2,0% ce qui revient à environ 66 000 personnes séropositives. Il y a de fortes disparités géographiques à l’intérieur du pays. La prévalence en 2004 varie de 0,3% a 3,3% selon les départements. La prévalence est plus élevée dans les groupes spécifiques comme les Travailleuses de Sexe (27,9%) et les tuberculeux (16,7%). Au Bénin, le VIH est surtout transmis par voie sexuelle (92% des cas) ainsi que de la mère à l’enfant (6%) et seulement dans une moindre mesure par la transfusion sanguine et des pratiques traditionnelles telles que les tatouages, les scarifications, les circoncision ou les excisions (2%). L’accès au service de prévention reste encore faible étant donné que les programmes de santé sexuelle (telle que distribution des condoms masculins et féminins, traitement des infections sexuellement transmissibles, dépistage de VIH/SIDA, éducation sexuelle à l’école ; etc.) ne répondent pas aux besoins reels des populations. Toutefois, la loi de la santé de la reproduction du 3 mars 2003 a autorisé aux femmes mariées l’accès aux méthodes de la contraception moderne sans l’autorisation de leur mari. Le Bénin a officiellement opté pour une stratégie d’accès aux antirétroviraux (ARV) y compris pour les enfants de bas âges en 2001 et le démarrage de la trithérapie a été réelle à partir de février 2002 avec maintenant 43 sites de distribution des médicaments et 4 022 patients sous traitement. Des critères cliniques et biologiques sont établis pour la mise sous traitement, des critères qui distinguent entre les enfants de moins de 18 mois et de plus de 18 mois. A partir de 10 décembre 2004, le traitement par ARV a été déclaré gratuit. Toutefois, une etude récente montre que l’accès reste loin d’être gratuit.

Le premier cas de SIDA est apparu au Bénin en 1985. Selon les données de la surveillance sentinelle mise en place dès 1990, la prévalence de l’infection à VIH n’a cessé de croître passant de 0,3% en 1990 à 4,1% en 1999. Ce système de surveillance était basé sur 11 sites sentinelles tous urbains. En 2002, une enquête nationale de séroprévalence a été organisée et a porté sur 18.000 femmes enceintes réparties dans 36 communes du Bénin. Cette enquête qui a couvert tant le milieu urbain que rural, a donné une prévalence de 1,9%. Les leçons tirées de cette enquête ont permis d’améliorer la représentativité des sites de surveillance sentinelles qui sont passées de 11 à 45 répartis tant en milieu urbain que rural. Les sites sentinelles de sérosurveillance sont de deux ordres. Il s’agit des: 1. sites de consultation prénatale donc les maternités des formations sanitaires sur toute l’étendue du territoire (CSC, CSA, Centres de santé privés ou confessionnels); 2. sites de consultations des IST localisés dans les six (06) anciens départements. Cette année, les données des sites IST n’ont pas été prises en compte car le nombre de prélèvements réalisés pendant la période était insuffisant pour une exploitation.

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Botswana

Population: 1,815,508
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 23.9%
People living with HIV/AIDS: 300,000


Status of the Epidemic in Botswana:
The Government of Botswana has commissioned the implementation of periodic nationally representative behavioural surveys known as Botswana AIDS Impact Surveys (BAIS). Two such surveys have been conducted, one in 2001 and another in 2004 and their results were reported in the 2003 and 2005 UNGASS progress reports, respectively.

Preparations are currently on-going for the third survey which will be conducted in 2008. Based on the results of the 2004 survey, the national HIV prevalence in the country was estimated at 17.1%. Preliminary country estimates indicate that approximately 113 000 people had advanced HIV infection in Botswana in 2007. 91 780 persons (81.2%) were on treatment as of 30th November 2007. This included 74 273 patients in the public sector, 7993 patients outsourced to the private sector and 9 514 were enrolled directly in the private sector.

Given the importance of HIV/AIDS surveillance in establishing trends in HIV prevalence as well as in providing useful information for developing policy and programmes, Botswana also conducts annual HIV/AIDS surveillance among pregnant women aged 15-49 years. When it was first instituted in 1992, surveillance focused only on the collection of data to determine the magnitude and trends of the epidemic for resource mobilization and for policy development. However, as the epidemic spread it became necessary to review this strategy to include behavioural data in order to understand the dynamics of the epidemic. The Second Generation Sentinel Surveillance was therefore introduced in 2001. Results from the 2006 surveillance show that HIV prevalence among pregnant women aged 15-49 years had dropped from 33.4% in 2005 and 32.4% in 2006

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Burkina Faso

Population: 14,326,203
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 1.6%
People living with HIV/AIDS: 130,000


Situation actuelle de l’épidémie:
L’épidémie du VIH au Burkina Faso est de type généralisée. Sur la base de la sérosurveillance sentinelle, la prévalence est estimée à 2,7% en 2006. La tendance générale est à la stabilisation depuis 2005. Cependant la prévalence reste élevée au sein de certains groupes spécifiques tels que les professionnelles du sexe et leurs clients avec respectivement 16,3% et 1,6% en 2005, selon l’Enquête de prévalence IST/HIV et des comportements sexuels auprès des travailleuses de sexe et leurs clients à Ouagadougou, Burkina, juin 2006. Au plan géographique les agglomérations urbaines ont une plus forte prévalence que les zones rurales soit 3,8% et 1% en 2006. La prévalence la plus élevée en 2006 reste celle de la capitale Ougadougou avec 5,9%. Le rapport ONUSIDA 2006 estime la prévalence moyenne de l’infection à VIH dans la population adulte du Burkina Faso à 2% en fin 2005, dans un intervalle de [1,5-2,5], estimation faite selon le logiciel Epidemiologic Projection Package (EPP) recommandé par l’OMS et l’ONUSIDA et utilisé par la plupart des pays.
Les autres données estimées en 2005 se présentent comme suit :

  • 150 000 personnes vivant avec le VIH,
  • 140 000 adultes vivant avec le VIH, dont 80 000 (53,3%) sont des femmes,
  • 12 000 décès dus au SIDA,
  • 120 000 enfants estimés orphelins du fait du SIDA au Burkina Faso.
La plus part des études menées montrent que la propagation de l’épidémie est liée à des facteurs socioculturels tels que le déni de l’infection et la méconnaissance de la notion de séropositivité, le lévirat surtout en milieu rural. A ces facteurs, s’ajoutent d’autres tels que l’urbanisation, la pauvreté, les mouvements de population etc.

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Burundi

Population: 8,390,505
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 2.0%
People living with HIV/AIDS: 110,000

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Cameroon

Population: 18,060,382
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 5.1%
People living with HIV/AIDS: 540,000


Impact de l’infection:
L’impact humain, social et économique de cette pandémie est préoccupant. Partant des estimations de l’ONUSIDA/OMS, le nombre d’adultes infectés au VIH s’établirait à 543 294 en 2007 pour 44 813 enfants infectés. De même, de près de 850 000 femmes enceintes attendues en 2007, on estime à 67 000 celles qui sont infectées au VIH et à 11 000 les naissances d’enfants séropositifs, correspondant à un taux moyen de transmission mère-enfant de 19%. Le nombre de décès cumulés liés au VIH/Sida en 2007 s’élèverait à 43 632. Au plan social, on assiste à un accroissement important du nombre d’orphelins liés au SIDA. Estimé entre 2004 et 2006 à 240 000 (ONUSIDA et OMS 2006), ce nombre se situerait à près de 305 000 en 2007, nécessitant ainsi une réponse adéquate des pouvoirs publics pour leur prise en charge. Par ailleurs, les infections opportunistes, notamment la tuberculose (39 à 50% de coinfection VIH/TB) sont en nette recrudescence. Du fait du VIH, on note un taux d’occupation des lits d’hospitalisation dans les formations sanitaires de 30% en moyenne, par les malades du Sida, ce qui entraîne une surcharge de travail des personnels de santé et des besoins de plus en plus accrus en personnels de santé qualifiés pour une riposte efficace à l’évolution de la pandémie.

L’impact de cette pandémie s’étend à d’autres secteurs de la société, notamment l’éducation et le monde du travail où quelques données sont disponibles. Dans le secteur éducatif par exemple où la séroprévalence dans le corps enseignant varierait de 5% à 28% selon les régions (UNESCO/UNAIDS, 2005), on observe une baisse quantitative et qualitative de l’offre d’éducation, du fait de la séropositivité des enseignants qui, dans 95% des cas, ont des problèmes de ponctualité et d’assiduité, ainsi que des difficultés à préparer aisément leurs cours (UNESCO/UNAIDS, 2005). En milieu de travail, l’infection au VIH affecte 6% de la main d’oeuvre (GICAM, 2006), ce qui entraîne d’importantes pertes de productivité et de profit.

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Central African Republic

Population: 4,369,038
People living with HIV/AIDS: 250,000
Adult HIV/AIDS prevalence rate: 10.7%

Situation actuelle de l’épidémie:
Comme la plupart des pays de l’Afrique au Sud du Sahara, la République Centrafricaine continue de payer un lourd tribut à l’infection à VIH. Le rapport de l’ONUSIDA sur l’épidémie mondiale 2006 indique que le nombre de personnes vivant avec le VIH est estimé à 250 000, le nombre de décès chez les enfants et adultes est estimé à 24.000 et le nombre d’orphelins de 0 à 17 ans à 140.000. Dans ce même rapport, le taux de prévalence était estimé à 10,7%.

L’enquête à indicateurs multiples couplée avec la sérologie VIH et l’anémie menée par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASES) en collaboration avec l’UNICEF, le PNUD, l’UNFPA, l’OMS, l’Union Européenne, l’ONUSIDA et le CNLS donne une prévalence nationale de 6,2% parmi les hommes et les femmes âgés de 15 à 49 ans. Avec ce taux de prévalence, l’infection à VIH est de type généralisé. En comparant ces données avec celles des pays de l’Afrique Centrale ayant conduit les mêmes enquêtes, la République Centrafricaine occupe toujours le premier rang des pays de l’Afrique Centrale les plus touchés par cette pandémie comme illustré dans la carte ci-dessous. L’enquête de séroprévalence par poste sentinelle de l’infection à VIH conduite auprès des femmes enceintes en 2006 et 2007 par le Ministère de la Santé Publique et de la Population en collaboration avec le Secrétariat Technique du CNLS avec l’appui financier de l’OMS et de la Banque Mondiale donne un taux médian de prévalence de 6% avec des limites inférieure et supérieure respectivement à 1,12% et 22,53%. Le SIDA est aujourd’hui l’une des principales causes de mortalité et de morbidité chez l’adulte centrafricain.(PNDS).

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Congo

Population: 3,800,610
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 3.5%
People living with HIV/AIDS: 79,000

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Côte d’Ivoire

Population: 18,013,409
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 3.9%
People living with HIV/AIDS: 480,000


Aperçu De L’epidemie De Sida:
Cet aperçu de l’épidémie de sida est basé sur une analyse de la prévalence du VIH au cours de la période de l’établissement du rapport, soit de janvier 2006 à décembre 2007. Il prend appui sur les données de l’Enquête sur les Indicateurs du Sida en Côte d’Ivoire (EIS-CI 2005), les données de routine, celles de la surveillance sentinelle des femmes enceintes et les rapports de l’ONUSIDA de 2006 et 2007.

Selon le rapport 2007 de l’ONUSIDA, le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde est estimé à 33,2 millions tandis le nombre de nouvelles infections est estimé à 2,5 millions. On enregistre 2,1 millions de décès dus au sida et une prévalence (15-49 ans) estimée à 0,8 %.

Bien que n’hébergeant que 10% de la population mondiale, l’Afrique compte 63% des PVVIH en 2007 (ONUSIDA, 2007). En effet, l’Afrique subsaharienne compte 22,5 millions de PVVIH; 1,7 millions de nouvelles infections et 1,6 millions de décès dus au sida. L’Afrique Australe reste la plus touchée avec 32% des PVVIH et 34% de tous les décès dus au sida dans le monde. En Côte d’Ivoire, selon le rapport 2006 de l’ONUSIDA, le pays comptait 750 000 PVVIH dont 680 000 adultes de 15- 49 ans et 70 000 enfants de 0 à 14 ans et a enregistré 65 000 décès dus au Sida et 450 000 orphelins dus au sida.

En 2007, le rapport actualisé fait état d’une prévalence du VIH dans la population générale estimée à 3,9%. Le pays compte 424 260 PVVIH; 46 600 décès dus au Sida et 420 943 orphelins dus au sida. Ces modifications s’expliquent par les efforts accomplis mais aussi par une meilleure estimation des indicateurs en raison de la disponibilité de données fiables et nombreuses.

Pour mémoire, l’EIS-CI 2005 estimait la prévalence du VIH dans la population générale à 4,7%. Le taux de séroprévalence chez les femmes (6,4%) est nettement supérieur au taux observé chez les hommes (2,9%).

La pandémie du Sida affecte inégalement les populations dans les différentes régions du pays et selon le milieu de résidence. En effet, Elle est plus faible au Nord-Ouest (1,7 %) et au Centre-Ouest (3,7%) et plus élevée au Centre Est (5,8%) et à Abidjan (6,1%). Le niveau de prévalence augmente en fonction du nombre de partenaires sexuels au cours de la vie chez les femmes aussi bien que chez les hommes. De 4,1 % chez les femmes qui n’ont eu qu’un seul partenaire sexuel, au cours de leur vie, la prévalence passe à 12,5% chez les femmes ayant eu 4-5 partenaires sexuels et atteint 18,3% chez celles ayant déclaré 11 partenaires et plus. Dans l’ensemble, la prévalence du VIH chez les jeunes de 15-19 ans est estimée à 0,3%. Elle varie de 0,4% chez les jeunes femmes à 0,2% chez les jeunes hommes. Dans 93% des couples, les deux conjoints sont séronégatifs, dans 1,4 % des couples les deux conjoints sont séropositifs et dans 6% des cas, un des conjoints est séropositif. Près de six femmes sur dix et près des trois quarts (74%) des hommes ont déclaré qu’on pouvait limiter les risques de contracter le VIH en utilisant des condoms.

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Democratic Republic of Congo

Population: 65,751,512
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 1.2-1.5%
People living with HIV/AIDS: 400,000-500,000


La situation actuelle de l’épidémie:
A ce jour, la RDC connaît une épidémie du VIH/SIDA de niveau généralisé. En effet, dès qu’il a été possible (en 2002-2003) de mener des enquêtes d’envergure véritablement nationale, les études ont vite montré que la prévalence de l’infection à VIH auprès des femmes enceintes fréquentant la consultation prénatale était largement supérieure à 1% dans tous les sites sentinelles. En plus, du fait qu’elle est de niveau généralisé, l’épidémie du VIH/SIDA en RDC comporte quelques caractéristiques dont :

  • Une féminisation de plus en plus croissante de l’épidémie : le sex-ratio femme homme VIH + est passé de 1,11 en 1990 à 1,25 en 2005. L’ampleur des violences sexuelles faites à la femme, surtout dans le contexte de conflits sociaux et affrontements armés récurrents dans le pays depuis 1996, pourrait expliquer en grande partie cet état des choses.
  • Une ruralisation progressive mais constante de l’épidémie : depuis 2004 en effet, à tous les passages annuels d’activités de surveillance de l’infection au niveau des sites sentinelles, la prévalence la plus élevée est notée dans un site rural. En 2006, les 2 premiers sites en termes de la magnitude de la prévalence du VIH sont tous ruraux. L’état de siège qu’ont connu plusieurs cités lors des affrontements armés d’une part, et la précarité des conditions de vie et d’accès aux services de prévention et de soins dans ces milieux d’autres part, expliquent cette ruralisation de l’épidémie.
  • Une proportion relative de nouvelles infections de plus en plus grande auprès des personnes âgées de moins de 24 ans. En fait, la proportion des personnes vivant avec le VIH âgées de 15 à 24 ans est passée de 13% en 1990 à 19% en 2005.
  • Le nombre de décès liés au Sida (Adulte et enfants), est estimé à 107 720 en 2005. Le SIDA est la principale cause de morbidité et de mortalité dans la tranche d’âge productive de 20 à 49 ans. Il appauvrit ainsi les familles et décime le capital humain dont le pays a grandement besoin pour son développement.
  • On note par ailleurs une concentration de personnes touchées par le VIH/Sida dans des zones géographiques particulières (les zones de mouvement de population en particulier là où sont cantonnés les déplacés internes, les zones d’exploitation minière, les zones portuaires et fluviales).

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Ethiopia

Population: 76,511,887
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 2.1%
People living with HIV/AIDS: 980,000


Overview of the AIDS Epidemic in Ethiopia:
In 2005, two surveys conducted in Ethiopia included estimates of HIV prevalence. One of these was the population based Demographic and Health Survey (DHS), which included HIV testing of respondents’ blood. The other was sentinel surveillance of pregnant women attending antenatal clinics (ANC). The two exercises produced national adult HIV prevalence estimates of 1.4% and 3.5% respectively. In general, the data indicate that the epidemic may be less severe, less generalized and more heterogeneous than previously believed. In early 2007, intensive discussions among the implementing entities and the national authorities in Ethiopia adopted both exercises as valid in the unique context of each exercise’s methodological aims, assumptions and limitations.

In early 2007, the Federal HIV/AIDS Prevention and Control Office (FHAPCO) convened a task force to reconcile these two estimates with a view of establishing one single point estimate. The task force used intensive methodologies to develop a single point estimate of adult HIV prevalence of 2.1% in 2007. Analysis of the data shows relatively higher prevalence among females (2.6%) than males (1.7%). Also, the adult HIV prevalence in urban areas is much higher (7.7%) than in rural areas (0.9%). The three highest prevalence regions in the country are Gambela (8.3% urban), Addis Ababa (7.5%) and Dire Dawa (4.2%). Other regions with HIV prevalence rates greater than the national estimate (2.1%) are Harari (3.2%), Amhara (2.7%) and Tigray (2.7%). Somali is the region with the lowest HIV prevalence estimate in the country (0.8%).

Additional estimates for 2007 include:

  • There were about 977,394 people in the country living with HIV
  • There were about 125,528 new infections, or about 344 a day.
  • There were 71,902 annual deaths (197 per day) due to AIDS, which includes 10,825 children aged 10-14 years.
  • There were 75,420 HIV-positive pregnancies and 14,148 HIV-positive births in 2007.
  • The number of PLHIV requiring ART was 258,264, which includes 242,548 adults (24.8% of those 15 years and older living with HIV) and 15,716 children (24.3% of HIV positive children in the age of 0 to 14 years).
The Ministry of Health and HAPCO have informed partners that the single point estimate exercise’s national and subnational values “are to be used provisionally in all current planning exercises… until further notice”. A new round of ANC sentinel surveillance was launched in late 2007. The surveillance system has significantly improved over time in terms of representativeness and data quality. The number of surveillance sites increased from nine rural and 26 urban sites in 2002 to 44 rural and 38 urban sites in 20055. The 2007 ANC surveillance data was collected from 100 sites. Analysis of the 2007 data was not completed in time for this report.

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Gabon

Population: 1,454,867
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 5.9%
People living with HIV/AIDS: 49,000


Situation actuelle de l’épidémie:
Tout en restant une source de préoccupation au Gabon et ailleurs, il semble selon les résultats du dernier rapport de l’ONUSIDA que la prévalence du VIH soit entrée dans une phase de stabilisation dans la région d’Afrique de l’ouest et du centre. Cette tendance d’ensemble est en phase avec les estimations nationales sur l’évolution de l’épidémie. En effet, les activités de surveillance sentinelle menée présentement sur 16 sites disséminés sur l’ensemble du territoire national fournissent une estimation préliminaire de la prévalence au Gabon à 5,9%.

Selon les directives internationales et en comparaison avec la précédente situation de 2004 qui indiquait une prévalence de 8,1%, le Gabon se trouve toujours dans la fourchette des pays où le niveau de prévalence est préoccupant.

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Gambia

Population: 1,688,359
People living with HIV/AIDS: 8,200
Adult HIV/AIDS prevalence rate:0.9%

Status of the Epidemic:
Two decades after the first confirmed case, The Gambia continues to have a relatively low prevalence of HIV and AIDS. Preliminary reports from the National Sentinel Surveillance (NSS) indicate a prevalence of 2.8% for HIV-1 and 0.9% for HIV-2 among antenatal women between the ages of 15 and 49 years attending clinic. Data on HIV prevalence is routinely collected from pregnant women through the NSS. The first round of the HIV NSS among antenatal women was conducted between May 2000 and August 2001 in four health facilities in different parts of the country, namely Serre Kunda, Sibanor, Farafenni and Basse. In 2002, two additional sentinel sites were added (Brikama and Kuntaur) and in 2005 two more sites again added (Essau and Soma). In 2006 one more site (Poly Clinic in Banjul) was included. The total number of sentinel sites is now nine. These nine sites are distributed among the country’s eight local government areas (LGA), with the Brikama and Kerewan LGAs having 2 sites each. Only one LGA, Janjangbureh, is without a sentinel site. In The Gambia, as in the rest of Africa, two transmission mechanisms account for most new HIV infections in the country: heterosexual contact, accounting for nearly 80% of all new infections; and parent-to-child (PTCT) transmission, accounting of between 10-15% of new infections).

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Ghana

Population: 22,931,299
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 1.9%
People living with HIV/AIDS: 260,000


Overview of the HIV epidemic:
The HIV pandemic continues to challenge the development and economy of Ghana. From the first recorded case of HIV in 1986, to December 2006, 121,050 cases of AIDS had been reported by the Ministry of Health, and about 297,000 Ghanaians were estimated to be living with HIV. The HIV epidemic in Ghana has been classified as a generalised epidemic. The HIV prevalence among pregnant women has been consistently above 1%. The sexual networks in the general population are sufficient to sustain the epidemic independent of sexual transmission from sub-populations at higher risk for infection.

From 1992 to 2006, the HIV sentinel surveillance implemented by the NACP in pregnant women between 15- 49 years, has been the main source of information on HIV trends in Ghana. The median prevalence seems to have stabilised around 3.0% over the last decade. It rose from 3.4 % in 2002 to 3.6% in 2003, and declined in 2004 to 3.1%, and 2.7% in 2005. In 2006 the HSS showed a rise in the prevalence to 3.2%. The HIV Sentinel Surveillance (HSS) for 2007 is ongoing and results will be available in early 2008.

Within the same year, the HIV prevalence varies considerably in geographic region, gender, age, occupation, and, to some degree, urban-rural residence. In 2006, the HIV prevalence ranged from 0% (North Tongu) to 8.4% (Agomanya) at different sentinel sites and ranged from 1.3% in the Northern Region to 4.9% in the Eastern Region. Four out of 40 (10%) sites have a prevalence higher than 5%, (Fanteakwa 5.1%, Sefwi Asafo 5.4%, Eikwe 5.6% and Agomanya 8.4%) three of these are rural sites. Urban areas recorded a slightly higher prevalence than rural areas.

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Guinea-Bissau

Population: 1,472,780
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 1.8%
People living with HIV/AIDS: 16,000


Suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/Sida
Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida
RAPPORT SUR LA PÉRIODE 2006-2007
Submission : Janvier 2008

Aperçu de l’épidémie de SIDA
Dans la période 2006-2007, il n’y a pas été effectué d’autre étude sentinelle parmi les femmes enceintes, ni d’autre enquête mesurant la prévalence VIH parmi une population représentative pour la population générale. Il n’existe donc pas de données pour analyser les tendances et l’évolution des épidémies VIH 1 ou VIH 2 depuis 2005. La deuxième étape de la deuxième étude sentinelle qui était planifié pour 2007 n’a pas eu lieu pour des raisons organisationnelles. De plus, les données n’ont jamais été analysées par tranche d’age et il n’existe pas des informations sur l’évolution du taux de prévalence chez les femmes enceintes âgées de 15 à 24 ans. Il n’est donc pas possible de fournir des estimations de l’indicateur 22 « Pourcentage de jeunes âgés de 15 à 24 ans infectées par le VIH ».

En 2006, des estimations des taux de prévalence du VIH 1 au niveau de la population générale et des projections de l’évolution ont été faites par l’OMS par moyen du modèle de projections SPECTRUM. Le taux de prévalence parmi les adultes de 15-49 ans était estimé d’être 5,0% en 2006 et en 2007 (4,1% parmi les hommes et 5,8% parmi les femmes). Cependant, en 2007 le modèle était amélioré et les nouvelles extrapolations faites estiment des taux de prévalence beaucoup plus bas. Le taux parmi la population de 15-49 ans est maintenant estimé à 1,9% en 2006 et 1,8% en 2007. Cependant, il existe maintenant une incertitude sur le taux de prévalence réel dans la population générale. Une enquête menée en 2005 parmi la population générale dans une zone urbaine à la proximité de Bissau a mesuré un taux de prévalence du VIH 1 de 4,6% et du VIH 2 de 4,4%. Des taux beaucoup plus élevés de ceux estimés par le modèle de projections.

En 2007, une enquête parmi les professionnelles du sexe (PS) a été conduite par une agence de recherche locale (Projecto de Saúde Bandim). L’enquête avait comme objectif de mesurer certains indicateurs de connaissances, attitudes, et comportements relatifs au VIH/sida, ainsi que la prévalence du VIH et de certaines IST. 250 PS étaient interrogées, dont 72 à la capitale et 178 dans quatre régions. L’infection VIH a été mesurée parmi 189 participantes (35 à Bissau et 154 dans les régions) et les résultats sont présentés dans le tableau 3. On note un taux de prévalence globale d’infection de 25,9% par un des deux types de VIH, 19,0% d’infection par le VIH 1 et 13,8% par le VIH 2. On note aussi une différence importante entre le taux parmi les PS de la capitale (65,7% d’infection par un des deux types de VIH) et celles des régions (16,9%).

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Kenya

Population: 36,913,721
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 7.1-8.5%
People living with HIV/AIDS: 1,500,000-2,000,000


Status of the epidemic:
Kenya’s HIV prevalence has halved in a decade—a dramatic and sustained decline that has rarely been seen in Africa. The most recent modelling of sentinel surveillance data indicates that prevalence stood at 5.1% among adults at the end of 2006 compared with 10% in 1997/98. This turnaround can be attributed to greater awareness and the resulting behaviour change as well as a lower incidence of new infections and higher death rates. There is strong evidence to suggest that there has been a reduction in risky behaviour, such as through increased condom use, delay in sexual debut and fewer partners. VCT sites are more widely available so that a greater number of Kenyans now know their status. New adult infections peaked at 200,000 in 1993.

The epidemic is now moving into the death phase, which means that the mortality rate has doubled since 1998 and exceeds the rate for new infections. Given that there is better understanding that Kenya has a mixed epidemic, attention is being accorded to population groups that are particularly most at risk, which are perceived as drivers of the epidemic. These population groups include commercial sex workers, same-sex partners, injecting drug users, discordant couples, truckers, and cross-border mobile populations. In the past, baseline data on these groups has been insufficient or non-existent, thus posing a challenge to tailor intervention measures that are specific to these groups. Young women aged 15–24 form another group that is particularly most at risk. They are 5.5 times more likely to become infected with HIV than young men of the same age. Taking note of this glaring discrepancy, efforts are under way to undertake research to establish the reasons for this phenomenon.

The HIV and AIDS epidemic is changing with the introduction of free delivery of antiretroviral treatment (ART). Annual adult AIDS deaths peaked at 120,000 in 2003, reflecting the expanding number of new infections in the early 1990s. AIDS deaths would have remained at that level if it had not been for the rapid and expansive rollout of free antiretroviral treatment. By 2006, the annual AIDS mortality number had dropped to 85,000. This implies that ARVs have averted about 57,000 deaths since 2001.

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Lesotho

Population: 2,125,262
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 23.2%
People living with HIV/AIDS: 270,000


Overview of the AIDS Epidemic:
Lesotho has the third highest adult HIV prevalence in the world at 23.2%. There are an estimated 62 new HIV infections and about 50 deaths due to AIDS each day. Over the last few years the epidemic has remained stable at this high prevalence rate making it among countries that are hyper-endemic (i.e. with adult HIV prevalence more than 15%). However, this prevalence rate is likely to increase in the coming years as more people are put on HIV treatment and in turn live longer. It is also anticipated that the number of orphans due to AIDS might have a slight decline in the coming years as increased treatment access leads to increased survival among parents.

There are an estimated 273,273 people living with HIV in Lesotho as of end 2007. Of these, the total number of children infected are 11,801 and adults 258,472. Women continue to be more infected with an estimated 153,581 (56%) infected compared to 116,692 (44%) men. The total number of young people aged 15-24 is estimated at 46,116 of these 33,174 (71.9%) were young women. The total number of people who died of HIV in 2007 is estimated to be 18,244. The total number of children orphaned due to AIDS is estimated at 108,700. This number has increased from 2005 where an estimated 97,000 were orphaned due to AIDS. The estimated number of dual orphans is around 46,600, while there are around 73,000 paternal orphans and 77,000 maternal orphans at the end of 2007.

There has been no significant change in the national adult HIV prevalence since 2005. While 23.2% prevalence is the national average, it is important to consider the prevalence across the age segments. For example, HIV prevalence among the ages 25-49 is around 40% for men and women. The sentinel surveillance conducted in 2007 showed that there has been no major difference in HIV prevalence among women attending ANC clinics. However there appears to be a slightly downward trend in the HIV prevalence among 15-19 year old young females dropping to 8.9% (7.2%- 11.0%) in 2007 from 11% in 2005. The HIV prevalence among those from rural areas was lower than those living in urban areas. The sentinel HIV and syphilis survey showed that the prevalence of HIV among STI patients was high at 56.2% (52.6%- 59.7%). Among young people aged 15-19 and 20-24, HIV prevalence among STI clients was around 20% and 40% respectively compared to the prevalence among young people surveyed in 2004 LDHS which was at 7.72%.

The adjusted HIV prevalence among young women aged 15-24 was 14.9% compared to 5.9% among young men in the same age. Also, there are significant variations within the age group as shown in the 2004 LDHS study. HIV prevalence among young boys aged 15-17 was around 0.7% while it is five times more for the age group 18-19 and 17 times more for the age group 23-24. Similarly among girls HIV prevalence is around 6% between the ages 15-17 and nearly doubles in the age group 18-19 and 20-22.

There is very little data on the HIV prevalence among sex workers and other most at risk populations such as males who have sex with males. While drug use is observed, there are no known cases of injecting drug use in the country. There has been significant progress in the roll out of antiretroviral therapy and food support to people put on treatment. At the end of 2007, an estimated 21,710 people were receiving antiretroviral treatment. This has been nearly a three fold increase from 2005 where an estimated 8000 people were on treatment. However the percentage of adults and children with HIV known to be on treatment 12 months after initiation of antiretroviral therapy has gone down to 74.4% from about 82% reported in 2005. It is estimated that 81,270 (63,100-98200) people are in need of ART at the end of 2007 of which 25% are currently receiving treatment. This increase in the number of people needing ART is due to the new method of calculation as recommended by WHO/UNAIDS. This new estimate takes into account that the average survival period is now 11 years as opposed to 6 in the past and the fact that people have to start on treatment a year early than previously estimated.

Consequently, the estimated number of people in need of treatment in 2005 is now recalculated to be 42,640 bringing the coverage to 10.2%. At least 3,966 pregnant women with HIV received anti-retroviral treatment to prevent mother to child transmission of HIV in 2007. The coverage of PMTCT programmes has increased from an estimated 5% in 2005 to 31% in 2007, which is a six fold increase over the corresponding period.

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Liberia

Population: 3,195,931
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: N/A
People living with HIV/AIDS: N/A


Country Assessment:
Comme indiqué dans le chapitre 1, deux opérations de collecte des informations alimentent le suivi de l’évolution de l’épidémie de sida à Madagascar, à savoir l’enquête de surveillance comportementale - ESC 2006 et l’enquête de surveillance biologique - ESB 2007. Ainsi que le montre le tableau suivant, extrait de l’ESB 2007, la prévalence à VIH constatée notamment auprès des populations les plus à risque peuvent confirmer l’idée selon laquelle, la l’estimation officielle de la prévalence à VIH à moins de 1% semble être fondée. En effet, si même au niveau des populations à risque, la prévalence à est inférieure à 1%, elle l’est a fortiori au niveau de la population totale.

Face à cela il est constaté de façon étonnante, une prévalence élevée des IST et notamment de la syphilis chez les mêmes groupes cibles étudiées. Il semblerait donc qu’il n’y ait pas de relation significative entre l’infection par le VIH et la syphilis. La précocité de l’entrée dans la vie sexuelle active constitue un facteur de risque important dans l’exposition au VIH. Avec l’ESC 2006, une indication dans ce sens a été recueillie. Ainsi, plus du tiers des jeunes de 15-24 ans entrent dans la vie sexuellement active avant l’âge de 15 ans. La moitié des jeunes de 15-24 ans entrent dans la vie sexuellement active avant leur 17è année. Cette tendance précoce mérite une attention particulière pour la freiner un tant soit peu.

Le risque de contracter le VIH augmente avec le multi partenariat sexuel. C’est ainsi que l’ESC 2006 a recueilli les informations suivantes concernant la proportion de partenaires sexuels (2 ou plus) qu’auraient eu les populations cibles étudiées au cours des 12 derniers mois.

La protection des rapports sexuels précoces et multipartenaires ne sont pas toujours assurés. En effet, l’utilisation du condom reste faible notamment auprès des populations dites à risque, malgré une légère amélioration constatée sauf chez les militaires. Selon l’ESC 2006 à titre illustratif, le tableau ci-contre donne l’utilisation du condom lors du dernier rapport sexuel avec un partenaire occasionnel.

Enfin, la mobilité professionnelle, la pauvreté, les IST et certaines pratiques traditionnelles viennent compléter la gamme des facteurs de risques et de vulnérabilité les plus probants énoncés plus haut. Des actions énergiques méritent d’être envisagées pour infléchir le poids de ces facteurs avant qu’ils ne se transforment en explosion du VIH.

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Madagascar

Population: 19,448,815
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 0.1%
People living with HIV/AIDS: 14,000


Aperçu de l’épidémie de sida:
Comme indiqué dans le chapitre 1, deux opérations de collecte des informations alimentent le suivi de l’évolution de l’épidémie de sida à Madagascar, à savoir l’enquête de surveillance comportementale - ESC 2006 et l’enquête de surveillance biologique - ESB 2007. Ainsi que le montre le tableau suivant, extrait de l’ESB 2007, la prévalence à VIH constatée notamment auprès des populations les plus à risque peuvent confirmer l’idée selon laquelle, la l’estimation officielle de la prévalence à VIH à moins de 1% semble être fondée. En effet, si même au niveau des populations à risque, la prévalence à est inférieure à 1%, elle l’est a fortiori au niveau de la population totale.

Face à cela il est constaté de façon étonnante, une prévalence élevée des IST et notamment de la syphilis chez les mêmes groupes cibles étudiées. Il semblerait donc qu’il n’y ait pas de relation significative entre l’infection par le VIH et la syphilis. La précocité de l’entrée dans la vie sexuelle active constitue un facteur de risque important dans l’exposition au VIH. Avec l’ESC 2006, une indication dans ce sens a été recueillie. Ainsi, plus du tiers des jeunes de 15-24 ans entrent dans la vie sexuellement active avant l’âge de 15 ans. La moitié des jeunes de 15-24 ans entrent dans la vie sexuellement active avant leur 17è année. Cette tendance précoce mérite une attention particulière pour la freiner un tant soit peu.

Le risque de contracter le VIH augmente avec le multi partenariat sexuel. C’est ainsi que l’ESC 2006 a recueilli les informations suivantes concernant la proportion de partenaires sexuels (2 ou plus) qu’auraient eu les populations cibles étudiées au cours des 12 derniers mois.

La protection des rapports sexuels précoces et multipartenaires ne sont pas toujours assurés. En effet, l’utilisation du condom reste faible notamment auprès des populations dites à risque, malgré une légère amélioration constatée sauf chez les militaires. Selon l’ESC 2006 à titre illustratif, le tableau ci-contre donne l’utilisation du condom lors du dernier rapport sexuel avec un partenaire occasionnel.

Enfin, la mobilité professionnelle, la pauvreté, les IST et certaines pratiques traditionnelles viennent compléter la gamme des facteurs de risques et de vulnérabilité les plus probants énoncés plus haut. Des actions énergiques méritent d’être envisagées pour infléchir le poids de ces facteurs avant qu’ils ne se transforment en explosion du VIH.

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Malawi

Population: 13,603,181
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 11.9%
People living with HIV/AIDS: 930,000


HIV And AIDS Situation In Malawi:
The first case of AIDS was diagnosed in Malawi in 1985 at Kamuzu Central Hospital in Lilongwe after which HIV prevalence grew quite rapidly. Malawi started monitoring HIV prevalence among pregnant women attending antenatal clinics in the late 1980s. At the start of this surveillance, the prevalence of HIV among women attending antenatal clinics was approximately 2% and this rose to 26 percent by 199814. Initially, HIV was most prevalent among urban residents but this did not mean that the rural areas were spared. Studies done at the time showed that HIV prevalence rates in rural areas rose from 6 percent among antenatal women in 1992 to 18 percent by 1998. By the end of the 1990s, HIV prevalence among pregnant women attending antenatal clinics had leveled off at approximately 25 percent in the urban areas. However, UNAIDS reported in 2002 that increases in HIV prevalence among pregnant women were and are still being observed in semi urban populations15. As shall be discussed in detail later, HIV prevalence rate among those aged 15-49 years old has remained stable over the last 9 years in Malawi. While HIV prevalence was estimated at 14.4% in 2003, the 2007 sentinel surveillance survey estimated the HIV prevalence rate among those aged 15-49 years old to be at 12%.

There are nearly 100,000 new HIV infections in Malawi annually with at least half of these occurring among young people aged 15-24 and nearly the same number of deaths per annum16. As of 2005, there were an estimated 930,000 people including children under the age of 15 who were living with HIV and AIDS. The number of orphans has also increased significantly with current estimates being at over 1 million orphans half of whom are due to HIV and AIDS and related factors17. The advent of the HIV and AIDS epidemic has also impacted negatively on Malawi’s fight against tuberculosis. In 1985, a little over 5,000 cases of tuberculosis were reported. Fourteen years later in 1999 the total number of reported cases of tuberculosis was at 24,396 and this number rose to 27,000 in 2004. The Ministry of Health estimates that 70% of tuberculosis patients in Malawi are also HIV+18. This demonstrates that the HIV and AIDS epidemic is a major public health problem in Malawi hence the need to contain it.

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Mauritius

Population: 1,250,882
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 1.7%
People living with HIV/AIDS: 13,000


Overview Of The AIDS Epidemic:
The HIV and AIDS epidemic in Mauritius started in 1987 when the first HIV positive case was detected. As at November 2007, the total cumulative HIV/AIDS cases amount to 3258 of whom 3107 are residents. Among the residents detected positive there are 2574 males and 533 females resulting in a male to female sex ratio of 5:1. Death among residents registered as HIV/AIDS cases, cumulatively as from 1987 to November 2007 amount to 217 (214 adults and 3 children) thus leaving 2890 (2410 male and 480 female) people living with the virus at present.

The progression in the number of cases has gradually increased until 2000 when the incidence reached up to 100% with 50 cases as compared to 28 in 1999. The figures more than doubled from 2002 to 2005 .This can be partly attributed to improved surveillance and testing facilities at various points (HIV testing and counseling - HTC) across the island and also regular outreach activities with the most- at- risk populations.

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Mozambique

Population: 20,905,585
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 12.5%
People living with HIV/AIDS: 1,500,000


Overview of the AIDS epidemic:
The goal of the national HIV response in Mozambique is to reduce HIV infection. As the highest rates of new infections occur in young adults, the country has committed to achieving major reductions in HIV prevalence among young people. HIV prevalence among adults in Mozambique is estimated based on the results of HIV sentinel surveillance carried out among pregnant women attending antenatal consultations. Surveillance began in 1988 at a sentinel site in Maputo City. During the 1990s, 5 additional sentinel sites were added, all in the central region of the country. In 2000, sentinel surveillance was broadened to a more representative number of 20 sentinel sites, one rural and one urban site in each province, and for the first time a national estimate was calculated. In 2001 an additional 16 sites were added, further increasing the representativeness of the surveillance carried out. A quarter of the 144 administrative districts in Mozambique posses sentinel sites (Centre – 16 sites; North -11 sites; South – 10 sites).

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Namibia

Population: 2,055,080
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 15.3%
People living with HIV/AIDS: 200,000


HIV/AIDS in Namibia:
The first HIV infection was reported 21 years ago in 1986. The epidemic proceeded to grow rapidly until 2002 and has since show signs of stabilisation. However there are significant regional variations within the country. The Ministry of Health and Social Services (MoHSS) conducts HIV sentinel surveys every two years using pregnant women visiting antenatal clinics (ANC). The first survey was conducted in 1992 while the latest one was conducted in 2006. HIV prevalence seems to have stabilised since 2002. It should be underlined, however, that no population-based survey has been conducted, and the actual level of national prevalence can only be estimated through models.

The most recent ANC HIV surveillance found 19.9% of women attending ANC were HIV infected (MoHSS, 2007d). There was a rapid increase in ANC HIV prevalence from 4.2% in 1992 to 22% in 2002. The apparent decrease since 2002 represents the first decrease since the start of ANC surveillance. However, it should be noted that HIV prevalence is still on the increase in some regions and in some age groups, meaning continued high levels of prevention, care and support services are needed. The highest ANC HIV prevalence was reported in Katima Mulilo at 39.4%, while the lowest was reported in Opuwo and Gobabis at 7.9%. This dramatic variation between the regions signifies quite different epidemics throughout the country.

HIV prevalence among young women 15-24 is often used as a proxy for new infections or HIV incidence. Women in this age group are just starting to be sexually active and are thus likely to have recently been infected. Among young women ages 15-24 there has been a slight decline in HIV prevalence from 17.9 in 2002 to 15.2 in 2004, to 14.2 percent in 2006. It is important to note however that the sites where ANC prevalence has been measured have varied between 2002, 2004 and 2006. These changes were to improve the overall coverage of ANC surveillance which ultimately improves our understanding of the epidemic. However, a more accurate analysis of trends in prevalence among the 15-24 age group should be done using only those sites that were consistent over the three surveys. This analysis has been done but is not yet published.

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Niger

Population: 12,894,865
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 0.8%
People living with HIV/AIDS: 60,000


Situation épidémiologique:
Le Niger fait partie de l’un des pays ouest africains où l’épidémie VIH est caractérisée de faible prévalence comme le montre les données de l’EDSN-MICS III de 2006. Depuis la notification du premier cas de VIH/SIDA en mars 1987, l’épidémie au Niger évolue de façon constante, différemment selon certains groupes cibles.

L’enquête nationale de séroprévalence réalisée en 20028, a révélé un taux de séroprévalence de 0,87 % avec un nombre moyen estimé de 40.000 personnes infectées. La séroprévalence était plus élevée en milieu urbain (2,08%) qu’en milieu rural (0,64 %). En outre, des taux élevés de séroprévalence ont été observés au niveau de certains groupes à savoir : enseignants (1,4%), routier (1,7%), détenus (2,8%), militaires (3,8%) et professionnelles du sexe (25,4 %). Ces dernières semblaient constituer le noyau de diffusion de la maladie notamment à partir de leurs clients. Les résultats du volet VIH de l’Enquête Nationale de Démographie et de Santé à Indicateurs Multiples réalisée en 2006, montrent une tendance à la stabilisation de l’épidémie avec une 8 Rapport enquête nationale de séroprévalence dans la population générale âgée de 14 à 49 ans et dans 6 groupes cibles au Niger 12 séroprévalence de 0,70 % et toujours une disparité en milieu rural (0,5 %) et milieu urbain (1,5 %). La proportion des personnes adultes séropositives accuse une tendance générale à la hausse avec l’âge jusqu’à 40 ans avec des fluctuations plus ou moins marquées.

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Nigeria

Population: 135,031,164
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 3.1%
People living with HIV/AIDS: 2,600,000


HIV/AIDS Epidemiology:
The first case of AIDS in Nigeria was reported in 1986. Since then, HIV prevalence has steadily increased from 1.8% (1991) to 5.8% (2001) and a slight decline to 4.4% (2005). Although the prevalence rates appear low, Nigeria ranks third in terms of the actual number of people infected with HIV after India and South Africa. Wide variations in HIV prevalence have been observed across states and rural-urban localities suggesting that there are sub-epidemics within an epidemic. This calls for detailed analyses to understand the drivers of the epidemic and facilitate evidence informed responses.

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Rwanda

Population: 9,907,509
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 2.8%
People living with HIV/AIDS: 150,000


Status of the Epidemic:
The most recent Rwanda Demographic and Health Survey (RDHS) was conducted in 2005. In this nationally representative population-based survey, adult HIV prevalence was found to be 3.0% (95% CI 2.6-3.4). According to the national estimates (through the Spectrum software), the total number of people currently living with HIV in Rwanda is 150,347 (2007). At the time of the RDHS in 2005, great variation was observed between urban areas (7.3%) and rural areas (2.2%). In spite of the differences by location at that time, given the high population density in Rwanda and the relative ease of movement within this small country, the 83% rural population is at risk of increased infection due to frequent contact with people in urban areas. Substantial differences in prevalence were also found between men and women. HIV prevalence among men was 2.3% while HIV prevalence among women was 3.6%.

The available information about most-at-risk populations in Rwanda is limited. Although the existence of sex workers is increasingly acknowledged, and a behavioural surveillance survey (BSS) was recently conducted for a small sample of female sex workers, no surveillance data to indicate seroprevalence for male or female sex workers have been gathered. No research has yet been conducted regarding men who have sex with men (MSM), either to determine seroprevalence or to conduct a basic needs assessment for HIV prevention, treatment, care, and support. Truck drivers, prisoners and military personnel are also considered to be highly at risk for HIV in Rwanda.

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Senegal

Population: 12,521,851
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 1.0%
People living with HIV/AIDS: 67,000


Aperçu De L’epidemie Du VIH Au Senegal:
Elle est basée sur une analyse en profondeur de la prévalence du VIH au cours de la période de l’établissement du rapport de janvier 2006 à décembre 2007. L’analyse de la prévalence à travers différentes sources montre une épidémie de type concentré. Elle est basse dans la population générale et élevée chez les populations clés les plus exposées au risque du VIH comme les TS (19,8 %) et les HSH (21,5%). La prévalence du VIH au Sénégal varie en fonction de la cible, du sexe, de l’age et des régions.

Les résultats de l’EDS IV montrent qu’au niveau national, la prévalence globale de l’infection à VIH (tous sexes confondus) est de 0,7% et qu’elle varie en fonction de la cible, de la région, du sexe et de l’âge. Selon le Bulletin séro-épidémiologique de surveillance du VIH paru en 2006, la prévalence moyenne du VIH chez les femmes enceintes est de 1,7%. Cette prévalence qui a toujours servi de miroir pour estimer la prévalence dans la population générale est plus élevée que celle obtenue avec l’EDS IV. Toutefois, une étude réalisée par le Laboratoire de Bactériologie du CHU Le Dantec, dans la population des femmes enceintes enquêtées dans l’EDS IV a donné des résultats similaires que ceux trouvés avec la séro-surveillance. La faible prévalence au niveau de la population cache quelques disparités.

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Sierra Leone

Population: 6,144,562
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 1.7%
People living with HIV/AIDS: 55,000


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Seychelles

Population: 81,895
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: N/A
People living with HIV/AIDS: N/A


Overview Of The HIV And AIDS Epidemic In Seychelles:
HIV and AIDS in Seychelles represent a concentrated epidemic. The burden of disease related to AIDS was relatively low at the end of 2007. Prevention, treatment, care and support programmes are national concerns. The National Policy on HIV and AIDS as well as the National Strategy call for coordinated action on the part of government, non-governmental organisations, the private sector, community groups and the general population. In this regard, the implementation of the National Strategic Plan for 2005 to 2009 is progressing forward steadily. Inevitably, there are a number of challenges including the implementation of the “Three Ones”. To provide common, policies, directions and a road map, a country is required to have a National HIV and AIDS Strategic Plan, which mirrors the aspiration and contributions of all sectors of the society. A complete Strategic Plan with quantitative and qualitative aspects will be particularly helpful in pooling resources for sustained, coordinated action. This facilitates effective means of intervention, hence meeting the needs of the country in the field of HIV and AIDS.

The Ministry of Health leads the HIV/AIDS fight since the detection of the first case of HIV infection in 1987. Government commitment has been expressed through the creation of the national AIDS programme, adoption of a National Policy endorsed by the President, creation of the National AIDS Council and National AIDS Trust Fund, funding of activities by government and external resources, and adherences to international convention and principles including the UNGASS declaration. However, currently the fight is still mainly perceived as a health issue and the need for a significant move to a multi-sectoral approach cannot be overemphasized. (National AIDS Council, 2005). Though HIV and AIDS pandemic has not as yet a problem on the scale of some other countries, Seychelles has made significant strides in developing and implementing appropriate policies to respond to the potential challenge of HIV and AIDS. It is in the process of moving away from a health sector driven response to a multi-sectoral response involving various sectors of our society.

HIV/AIDS presents a real and surmountable challenge for Seychelles. Despite its status as middle-income country, and small island state, the HIV/AIDS situation in Seychelles requires continued attention from both its government and the international community. The pandemic will not only have a social impact but also an economic impact at the individual and national levels as the country will most feel the brunt of providing medical care for those infected, and losing human resources, especially those who are economically active. (National AIDS Council, 2005). The National Strategic Plan 2005 to 2009 was crafted by the Ministry of Health and major local partners, in collaboration with UNDP, UNAIDS and WHO. The national strategic plan is intended to guide the country's response to the epidemic. It is not a plan for the health sector specifically as no single sector, will by itself overcome the HIV/AIDS epidemic. All government departments, organisations and stakeholders will use this framework as a basis to develop their own plans thus ensuring a well coordinated effective and efficient response. It was the product of a workshop with the aim of achieving consensus on the HIV and AIDS national Strategies and involved over hundred participants who consequently reviewed the draft plan and make recommendations.

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South Africa

Population: 43,997,828
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 18.1%
People living with HIV/AIDS: 5,700,000


Overview of HIV infection:
HIV prevalence has been consistently monitored in South Africa through antenatal HIV and syphilis prevalence surveys, which have been conducted since 1990.

The trends suggest a tendency towards stabilization of the prevalence among pregnant women who access antenatal care services from the public health sector. This has been observed since 2004. There is a particularly encouraging trend, a decline from 16% in 2004 to 13.5% in 2006, among women younger than 20 years of age as well as a decline in prevalence in those between 20 and 24 years of age (from 30.6% in 2005 to 28.0% in 2006). This could be the beginning of the long-awaited downward trend of prevalence among pregnant youth in South Africa. At least two more survey rounds with the same 2006 expanded sampling methodology will be necessary to draw a conclusion on the downward HIV trend among pregnant women.

HIV prevalence varies considerably throughout South Africa. Some provinces are more severely affected than others, with the highest antenatal prevalence in 2006 being in KwaZulu-Natal (39.1%) and the lowest in the Western Cape (15.1%). The Department of Correctional services reported that the HIV prevalence among their personnel and offenders were 9.98% and 19.8% respectively.

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Swaziland

Population: 1,136,334
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 26.1%
People living with HIV/AIDS: 190,000


The status of the epidemic:
Swaziland is among the countries hardest hit by the HIV/AIDS pandemic. Since the first AIDS cases were reported in the country in 1986, the disease has spread at an alarming rate. The general mode of HIV transmission remains heterosexual, with some new infections occurring as a result of mother-to-child transmission. The prevalence of HIV among pregnant women rose from 3.9% in 1992 to 42.9% in 2004 (Sentinel Surveillance Report 2004). However, the 10th sentinel surveillance in 2006 showed a slight drop to 39.2%. HIV prevalence in the 15-24 age group remained steady at 39.4% between 2002 and 2004 and showed a decline to 34.6% in 2006. A consistent decline in the 15-19 year age group (from 32.5% to 26%) was recorded between 2002 and 2006. According to the 2006/7 SDHS, the overall HIV prevalence in the population aged 15-49 is 26% with women (31%) more likely to be HIV positive than men 20%). The estimated number of people living with HIV/AIDS (PLHIV) that are in need of combined ARV treatment has increased from approximately 43,157 in 2004 to 58,250 in 2007 (HIV Estimation and Projections for Swaziland, Draft Workshop Report, November 2007). Swaziland has made remarkable progress in prevention of the spread of HIV infection through behaviour change campaigns addressing issues of multiple sexual partners, intergenerational sex and the youth. Also, Prevention of Mother to Child Transmission (PMTCT) scale up and uptake has increased since initiation of the program. However, prevention efforts continue to be hampered by limited behaviour change in the population at large. In addition, HIV testing is not widely utilized, with only 15 percent of the general population between 15-49 years old, having tested. More women than men are tested for HIV, according to the preliminary results of the SDHS (2006).

One of the major impacts of the HIV and AIDS epidemic on Swaziland is the increase in the number of orphans and vulnerable children. It is generally presumed that orphans are marginalized in accessing social services, including education. The Government of Swaziland and development partners have made considerable efforts to mitigate the impact of the HIV/AIDS epidemic on orphans and vulnerable children (OVC) by providing education, food, health, psychosocial support and shelter. Currently, there is no major difference in the level of school enrolment between orphans and non-orphans in Swaziland. According to the 2006/7 SDHS, the ratio of school enrolment between orphans and non-orphans was 90:93. The government is addressing the situation of orphans through policy and the development of the National Action Plan for Children. Despite these efforts, the scale of current programs addressing OVC issues remains inadequate. Only 42% of OVC reported to have received at least one type of support (2006/7 SDHS). This calls for aggressive approaches for expansion of interventions in this area. Critical challenges remain in Swaziland’s response to HIV. In general, vulnerability to HIV infection continues to be high due to the combined effects of poverty, gender inequality and some harmful cultural practices.

Furthermore, the drivers of the epidemic which include multiple concurrent partnerships, intergenerational sex, low condom use, low HIV testing and disclosure levels, and high prevalence of sexually transmitted infections, are yet to be fully strategically addressed.

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Sudan

Population: 39,379,358
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 1.6%
People living with HIV/AIDS: 350,000


Country Assessment:
Coordination within the United Nations (UN) system, the Government of North and South, civil society and the private sector has been significantly strengthened. The establishment of an HIV/AIDS Parliamentary Committee, in addition to financial support from the government, are examples of political commitment to improving coordination of the response.

Support by donor agencies is channelled through the individual and collective efforts of indigenous and international nongovernmental organizations, faith-based organizations and community-based organizations, as well as UN agencies.

Establishing the AIDS Commission in the South and streamlining national coordination structures in the North are notable achievements. Discussions on merging the Country Coordinating Mechanism and the National AIDS Council are in progress to ensure there is one national coordination authority. Networking and coordination among civil society has also been a focus area for stakeholders: efforts are currently being made to support networks of nongovernmental organizations, so they can play their role effectively.

A substantial increase has been seen in donor support to the AIDS national response. More than US$ 130 million is now available in the North for HIV-related activities under Global Fund Round3/Round 5. On the one hand, this could be partly because of the signing of the Comprehensive Peace Agreement between the North and South. On the other hand, the conflict in Darfur, Western Sudan, has also attracted emergency and humanitarian funds from a wide range of donors, including funds for HIV prevention, reduction of behaviours that put people at risk of exposure to HIV and impact mitigation.

Efforts for local donor coordination were initiated in early 2006. There has been an attempt to establish common ground in understanding the HIV situation and the response in the country and to identify and prioritize gaps and needs in the current HIV situation, and thus increase financial commitment and coordination accordingly.

Service delivery to women, young people and people likely to be exposed to HIV is still relatively low as a result of limited infrastructure and inadequate numbers of qualified personnel to provide the necessary services. Cultural issues and limited financial commitment are yet additional constraints, resulting in setbacks to HIV prevention, treatment, care and support.

In Sudan, the people most likely to be exposed to HIV are women and girls, refugees, internally displaced people, returnees, mobile cross-border populations, personnel in the uniformed services, tea sellers, long-distance transportation workers, sex workers and men who have sex with men. Research was carried out in 2006 on some of these populations: the levels of knowledge about HIV and the practices found are discouraging.

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Tanzania

Population: 39,384,223
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 6.2%
People living with HIV/AIDS: 1,400,000


The Status of the Epidemic:
The prevalence of the disease in Tanzania Mainland was estimated at 7.0% in 2003-4, whereby; it was 6.3% among males and 7.7% among females in the age group 15-49 years. The HIV prevalence rate among the antenatal clinic attendees in 2005/2006 was 8.4% a decrease of about 0.3% from the estimated prevalence rate of 8.7% in 2003. Revised estimates released from UNAIDS in January 2008 using Spectrum EPP indicate a 2007 prevalence of 6.2% (range from 5.8 – 6.6%). The revision represents changes in methodological approach rather than a decrease in prevalence.

Tanzania Mainland has a generalized HIV prevalence and the primary mechanism for HIV transmission in the country is unprotected heterosexual intercourse, which constitutes about 80% of all new infections. Mother to child transmission is estimated to account for about 18% of new infections. About 1.8% of young persons aged 15 to 24 who reported that they never had sex were found to be HIV positive. This suggests that they were infected through blood transfusion, unsafe injections or traditional practices, including male circumcision or female genital cutting.

Data on population-based surveys are not available for 2006 and 2007. The only available data are based on the Tanzania HIV-AIDS Indicator Survey 2003-04 and the Tanzania Demographic and Health Survey, TDHS 2004-05. The data suggest that the most important factor fueling the HIV epidemic in Tanzania Mainland is higher risk sex i.e. having multiple partners and not using condoms. Generally, men are more likely to engage in risky sex behaviour than women. Other reports account trans-generational sex and multiple concurrent partners to be the factors fueling the epidemic in Tanzania.

The status of behavioral changes in 2006 and 2007 is not known. Data collection process for the next report to be released by mid 2008 is underway.

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Togo

Population: 5,701,579
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 3.3%
People living with HIV/AIDS: 130,000


Bref aperçu de l’épidémie du VIH:
L’épidémie de l’infection à VIH au Togo est de type généralisé. Sur la base de la sérosurveillance sentinelle, la prévalence est estimée à 3,2% en 2007. La tendance générale est à la stabilisation depuis 2005. Cependant, la prévalence reste relativement élevée au sein de certains groupes spécifiques tels que les professionnelles du sexe et leurs clients (respectivement 29,5% et 5,5% en 2005) , chez les hommes en uniformes (9,7% en 2006). Au plan géographique, les agglomérations urbaines ont une forte prévalence par rapport aux zones rurales. La prévalence baisse au fur et à mesure qu’on s’éloigne de la Région Maritime. Lomé la capitale qui est située sur le Corridor Abidjan - Lagos et qui jouxte les 2 frontières, Aflao à l’Ouest et Hilacondji à l’Est, présenterait l’image d’une épidémie locale (8,3% dans les sites sentinelles) Bien que des études récentes n’aient pas été menées pour élucider les facteurs de propagation de l’épidémie, certains facteurs socioculturels tels que le déni de l’infection et la méconnaissance de la notion de séropositivité, le lévirat surtout en milieu rural sont indexés. A ces facteurs, s’ajoute la crise socio-économique et politique qui a duré plusieurs années et qui a constitué le principal moteur de l’épidémie

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Uganda

Population: 5,548,702
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 5.4%
People living with HIV/AIDS: 940,000


Status of the Epidemic in Uganda:
The approximately 25 year old epidemic in Uganda was first discovered in the 1980’s on the shores of Lake Victoria in Rakai district and spread rapidly, initially in major urban areas and along major road highway network, with heterosexual contact being the major infection route. The first National AIDS Control Programme was set-up in Uganda at the Ministry of Health (MoH) to sensitise and educate the public on the prevention of HIV infection using the Abstinence, Be faithful, correct/ consistent Condom use (ABC) strategy, ensure availability of safe blood for transfusion, conduct HIV surveillance and to initiate programmes for care and treatment. By the early 1990s a large part of the HIV & AIDS infected population had succumbed to opportunistic infections with a higher prevalence in urban areas as compared to rural areas. It is estimated that the epidemic had its peak during this period with the average national antenatal HIV prevalence of 18 % in rural areas and 25%-30% in major urban areas. It was realised that addressing the epidemic needed a collective effort from all stakeholders in their different mandates and areas of comparative advantage and capabilities. Political leadership, political commitment and openness about the epidemic were identified as key in controlling the epidemic. This marked the first phase of the epidemic.

The second phase (1992-2000) showed a declining HIV prevalence and incidence, particularly in urban areas. Nationally, HIV prevalence declined during the 1990s among antenatal clinic attendees and voluntary counselling and testing clients. Similarly, there were declining HIV incidence and prevalence levels in population-based cohorts in rural areas of Masaka district and Rakai district. The decline in HIV incidence and prevalence was attributed to the increased age of sexual debut; reduction in sexual partnerships outside of marriage; and increased use of condoms.

The third phase of the Uganda HIV epidemic (since 2000) has been characterised by stabilisation of the HIV prevalence at a level ranging from 6-7%. However, there are anecdotal indications, from the national surveillance system corroborated by data from longitudinal cohort studies, of an apparent increase in HIV prevalence and incidence during the last few years5.

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Zambia

Population: 11,477,447
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 15.2%
People living with HIV/AIDS: 1,100,000


HIV Prevalence in Zambia:
Estimates put the prevalence of HIV at approximately 15.6 percent among the 15 to 49 years age group. Approximately one million Zambians are HIV-positive, of which over 295,2403 are in need of antiretroviral therapy. Young people aged 15 to 24 years account for 7.7 percent of the HIV positive population, while the 2008 Ministry of Health report indicated that in 2005 less than 10,000 infants were born from HIV infected parents who were also HIV positive. The number reported for 2006 was 6,440 which increased to 15,631 in 2007.

There was a steady increase in the percentage of pregnant women testing positive for HIV for 17.2 percent or 15,285 out of 72,020 in 2005 to 19.0 percent or 31,972 out of 168,276 while in 2007, records showed that 21.2% or 52,846 pregnant women out of 306,451 tested for HIV for positive.

Overall, the analysis of the sentinel surveillance (1994 to 2004) indicates a stabilisation of HIV prevalence at 16 percent. However, this analysis indicates that the national situation contains many smaller epidemics with their own dynamics within different age groups, geographical locations and socio-economic strata. The prevalence is significantly higher among women compared to men, especially for those below the age of 35. Overall, women (with prevalence rates of 17.8 percent) are 1.4 times more likely to be HIV-positive than men (with prevalence rates of 12.6 percent). Infection rates among young women aged 15 to 24 years are 4 times higher than those for young men in the same age group. Cross-generational and transactional sex leaves younger girls more vulnerable to HIV infection than males their own age, while the physiology of young girls increases their susceptibility to infection.

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Zimbabwe

Population: 12,311,143
Adult HIV/AIDS Prevalence Rate: 15.3%
People living with HIV/AIDS: 1,300,000


Status of HIV Epidemic:
Zimbabwe with a projected adult (15-49 years) population of 12 million people is one of the countries in Sub-Saharan Africa that has been severely affected by the HIV and AIDS epidemic. According to the National HIV Estimates of 2007, the estimated HIV prevalence among adults 15-49 years is 15.6%2. An estimated 1,320,739 (adults and children) were living with HIV and AIDS and of this population, an estimated 102 566 were estimated to be in urgent need of antiretroviral therapy by the end of 2007.

The country is experiencing a decline in HIV prevalence that is supposed to have started in the late 1990’s. A decline was observed in both sentinel surveillance of pregnant women and in the National HIV Estimates process that models available data using the Epidemic Projection Package (EPP) and Spectrum software. Among pregnant women (15-49 years), HIV prevalence declined from 25.8% in 2004 to 17.7% in 2006. In the general population, using the current 2007 EPP and Spectrum software, HIV prevalence in Zimbabwe was estimated to be 26.5% in 2001, and therefore declined to 23.2% in 2003, and 19.4% in 2005, and to 15.6% in 20073. The decline in HIV prevalence is attributed to a combination of mortality and a decline in HIV incidence due to behavior change.

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